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Histoire de chocolats de Pâques

Pour Pâques, après avoir soupesé l’idée d’offrir autre chose que du chocolat à mes proches, j’ai fini par céder comme à chaque année et j’ai fait mes provisions chez Fous Desserts .

Poulette en chocolat de chez fou DéssertFous Desserts est une pâtisserie-chocolaterie de la rue Laurier désignée il y a quelque temps comme étant l’endroit où manger le meilleur croissant à Montréal.

Dans le temps des Fêtes, c’est également un haut lieu de rassemblement pour la dégustation de bûches de Noël aux saveurs toutes plus exotiques et alléchantes les unes que les autres.

Puisque charité bien ordonnée commence par soi-même (que c’est pratique!), j’ai pris quelques bouchées pour moi, quelques œufs pralinés pour ma famille et une petite poulette en chocolat pour ma fillette qui, dans la boutique, a instantanément tendu les bras vers le sachet comme si elle lui appartenait déjà.

Savait-elle qu’il s’agissait de chocolat? Je me pose bien la question… Je lui ai fait goûter une pastille de chocolat à quelques reprises dans les derniers mois, sans plus, mais il semblerait que le goût du chocolat se soit imprimé dans sa mémoire sensorielle.Telle mère, telle fille?

Toujours est-il que je suis passée par-dessus ma culpabilité initiale de lui offrir du chocolat à un si jeune âge. D’abord parce que je n’en ferai pas une habitude. Ensuite, parce qu’elle nous voit en manger et qu’il est difficile de la tenir à l’écart et, enfin, parce que je ne souhaite pas faire du chocolat un aliment interdit et, par conséquent, une denrée hautement convoitée.

Du chocolat de bonne qualité à petite dose, pourquoi pas!

Ricardo: choco extrême

Couverture du magazine Ricardo

Une très élégante couverture ce mois-ci

La Saint-Valentin approche et cela paraît dans les kiosques à journaux. Le magazine Ricardo propose ce mois-ci un numéro incluant un dossier choco extrême de l’entrée au dessert. La tablette de chocolat de 5 kg que tient Ricardo en couverture donne d’ailleurs le ton.

Je n’ai pas encore testé les recettes, mais j’ai noté au passage une intrigante recette de crevettes au chocolat blanc et purée de chou-fleur, le très joli gâteau à pois choco-fromage et la recette du meilleur gâteau au chocolat accompagnée de trucs pratico-pratiques (beurre ou huile? poudre de cacao ou chocolat?) pour obtenir le plus moelleux et intense des gâteaux chocolatés.

Un gâteau d’anniversaire raté…

Après le désastre du gâteau d’anniversaire pour les un an de ma fille, je compte bien lire religieusement la p.43 du magazine! En effet, pour une raison encore inconnue, une sorte de glissement de terrain s’est produit lorsque j’ai voulu crémer le deuxième étage du gâteau. Et c’est peu dire! La honte lorsque 17 paires d’yeux se posent sur le gâteau qui aurait dû être le plus beau d’entre tous. Heureusement, il était délicieux et j’ai pu sauver un petit peu ma réputation…

Sur ce, une joyeuse Saint-Valentin à tous… et bon succès avec vos desserts!

Gâteau au chocolat raté

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Eh pé-pi-te… au chocolat!

La semaine dernière, j’ai eu la preuve flagrante qu’une partie de mon existence tournait autour du chocolat: mon filleul de six-ans-presque-sept qui me chante bonne fête sur ma boîte vocale en terminant par un joyeux « eh pé-pi-te… au chocolat! »

C’était craquant et j’ai sauvegardé le message pour le réécouter, mais j’ai réalisé que cet événement venait couronner une journée remplie d’autres signes. Je vous raconte…

Tout d’abord, deux jours avant, j’ai reçu des bleuets enrobés de chocolat et des tablettes de mon amie D. La journée de mon anniversaire, au travail, ma collègue L. s’est pointée fièrement dans le cadre de porte de mon bureau pour me laisser choisir laquelle des deux tablettes de chocolat Valrhona ( Guanaja ou Abinao, dur choix) on allait entamer en me disant: « Celle-là, tu peux la garder dans ton bureau. » (On s’entend que ce sont les mêmes personnes qui vont la manger, c’est juste une question de principe). Juste avant le dîner, ce fut au tour de ma collègue F. de me rapporter une coquette boîte de chocolats de la Maison Gourmande qui a disparue en deux petites journées… Mes parents m’ont également offert un Larousse des desserts au chocolat dont je vous reparlerai.

Photo Tangi Bertin FlickR

Photo Tangi Bertin FlickR

J’ai alors réalisé à quel point nos passions nous définissent ou, à tout le moins, nous définissent aux yeux des autres. Je suis Emilie la gourmande, la chocoholique, celle qui craque invariablement pour le dessert au chocolat au restaurant et qui surprend tout le monde lorsqu’elle opte pour le dessert aux poires. Ça ne me ressemble pas ! On me demande alors si je me sens bien comme si on craignait que mon taux d’endorphines chute dramatiquement et que cela entraîne des conséquences irréversibles. C’est un peu comme si les gens perdaient leurs repères et ne savaient plus tout à fait comment m’appréhender, soudainement. Aurais-je changé? Mais non!

Pour tout vous dire, j’adore la tarte aux pommes de ma mère (à noter: elle n’a jamais été battue au classement) et son gâteau des anges avec fraises fraîches et crème citronnée au lait condensé. D’ailleurs, je devrais vous donner la recette un de ces quatre même si elle ne contient aucun chocolat, histoire de démontrer une fois de plus que l’exception confirme la règle.

Pour comble, en écrivant ces mots, mon chum s’écrie de la cuisine qu’il s’excuse d’avoir pris des bleuets enrobés de chocolat sans y penser, tout en essayant d’étouffer ce qu’il venait de dire dans l’espoir que je n’aie pas entendu… Non, mais! Ai-je déjà griffé qui que ce soit pour un morceau de chocolat? J’ai souvent dit :  » bon là, il me faut du chocolat maintenant », telle une femme enceinte qui a une envie irrépressible de manger un aliment en particulier, mais je n’ai jamais arraché la tête de personne.

Ai-je l’air si enragée lorsqu’il s’agit de chocolat? Suis-je un spécimen rare? Qu’on me rassure!

Le chocolat, c’est rassembleur!

S’il y a un endroit en particulier où je mange du chocolat – beaucoup de chocolat – c’est au bureau. Non pas que je m’ennuie au travail ou que je me tourne les pouces. Non, c’est simplement une habitude qui s’est insidieusement installée dans ma routine quotidienne, en particulier dans les cinq dernières années.

Pourquoi il y a cinq ans? Parce que cela correspond à l’arrivée de ma collègue et amie L. qui adore le chocolat autant que moi et, qu’avec elle et notre patron, on s’encourage à qui mieux-mieux dans notre vice. Un petit morceau par ci pour se féliciter d’un bon coup, un autre par là pour se remonter le moral et pourquoi pas un dernier pour la route ou pour rien du tout. Culpabilité: 0  Plaisir: 10 (on dirait une pub de Reitman…)

Il y a donc quelques années déjà que nous avons pris l’habitude d’apporter régulièrement des tablettes au bureau et de les partager entre nous. Au bout de quelques mois, devant l’abondance de tablettes que chacun fournissait, on a fini par créer une boîte à chocolat pour dissimuler ces dernières et éviter de laisser ce spectacle de gourmandise étalé aux yeux des gens que nous recevions à l’occasion dans nos bureaux. En effet, nous avions été pris en flagrant déli à quelques occasions et c’était vaguement gênant… Depuis, les bureaux ont été reconfigurés ce qui nous laisse beaucoup plus d’intimité pour…eh bien… nous laisser aller. 

Ma boîte à chocolat, celle de la maison

Nous avons même procédé à des améliorations: la fameuse boîte à chocolat se trouve dorénavant dans le bureau de L. et j’ai ma propre réserve ce qui nous donne de nombreux prétextes pour nous visiter l’une et l’autre au cours d’une journée sous prétexte d’une baisse d’énergie ou parce qu’on le mérite bien.

Aussi, au bout d’un certain temps, et surtout en raison de notre consommation massive, nous avons commencé à rivaliser d’ingéniosité pour trouver des tablettes auxquelles nous n’avions jamais goûté, de nouvelles marques ou des saveurs inédites. Nos séances de détente se sont ainsi progressivement transformées en véritable banc d’essai. D’ailleurs, rien ne retient autant l’attention de tous un lundi matin que d’annoncer qu’on a mis la main sur de nouvelles tablettes. Alors là, on tient un sommet illico presto dans le bureau de celui (ou généralement celle) qui apporte la précieuse denrée. Et, tout en discutant de choses et d’autres, chacun y va de son commentaire sur l’appréciation du chocolat. 

Petite parenthèse: avant d’aller plus loin et de passer pour de véritables hurluberlus à vos yeux, permettez-moi de préciser que nous travaillons dans le secteur de l’agroalimentaire et que nous avons l’habitude de déguster. Petite déformation professionnelle, j’imagine…

Pour terminer, on dira ce qu’on voudra, mais le chocolat c’est rassembleur! Je suis sérieuse: imaginez votre patron distribuant des carrés de chocolat à la pause et tous vos collègues qui prennent le temps de s’arrêter cinq minutes pour savourer et discuter de tout et de rien. Imaginez-vous offrir un carré à votre voisin de cubicule en plein milieu de la journée, sans raison particulière. Ce n’est rien, mais ça rend heureux! C’est peut-être éphémère et à répéter souvent, mais ça fait du bien. Ça soude les liens entre les gens, ou devient même un petit rituel, ou simplement une habitude qu’on partage avec certaines personnes.

Et au bout du compte, ce n’est pas qu’un morceau de chocolat qu’on partage: c’est une amitié, une thérapie improvisée sur le coin d’un bureau, un brainstorming et quoi encore! Pour certains, ça se passe autour de la machine à café. Pour nous, c’est autour d’une tablette de chocolat.

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