La semaine dernière, j’ai eu la preuve flagrante qu’une partie de mon existence tournait autour du chocolat: mon filleul de six-ans-presque-sept qui me chante bonne fête sur ma boîte vocale en terminant par un joyeux « eh pé-pi-te… au chocolat! »
C’était craquant et j’ai sauvegardé le message pour le réécouter, mais j’ai réalisé que cet événement venait couronner une journée remplie d’autres signes. Je vous raconte…
Tout d’abord, deux jours avant, j’ai reçu des bleuets enrobés de chocolat et des tablettes de mon amie D. La journée de mon anniversaire, au travail, ma collègue L. s’est pointée fièrement dans le cadre de porte de mon bureau pour me laisser choisir laquelle des deux tablettes de chocolat Valrhona ( Guanaja ou Abinao, dur choix) on allait entamer en me disant: « Celle-là, tu peux la garder dans ton bureau. » (On s’entend que ce sont les mêmes personnes qui vont la manger, c’est juste une question de principe). Juste avant le dîner, ce fut au tour de ma collègue F. de me rapporter une coquette boîte de chocolats de la Maison Gourmande qui a disparue en deux petites journées… Mes parents m’ont également offert un Larousse des desserts au chocolat dont je vous reparlerai.
J’ai alors réalisé à quel point nos passions nous définissent ou, à tout le moins, nous définissent aux yeux des autres. Je suis Emilie la gourmande, la chocoholique, celle qui craque invariablement pour le dessert au chocolat au restaurant et qui surprend tout le monde lorsqu’elle opte pour le dessert aux poires. Ça ne me ressemble pas ! On me demande alors si je me sens bien comme si on craignait que mon taux d’endorphines chute dramatiquement et que cela entraîne des conséquences irréversibles. C’est un peu comme si les gens perdaient leurs repères et ne savaient plus tout à fait comment m’appréhender, soudainement. Aurais-je changé? Mais non!
Pour tout vous dire, j’adore la tarte aux pommes de ma mère (à noter: elle n’a jamais été battue au classement) et son gâteau des anges avec fraises fraîches et crème citronnée au lait condensé. D’ailleurs, je devrais vous donner la recette un de ces quatre même si elle ne contient aucun chocolat, histoire de démontrer une fois de plus que l’exception confirme la règle.
Pour comble, en écrivant ces mots, mon chum s’écrie de la cuisine qu’il s’excuse d’avoir pris des bleuets enrobés de chocolat sans y penser, tout en essayant d’étouffer ce qu’il venait de dire dans l’espoir que je n’aie pas entendu… Non, mais! Ai-je déjà griffé qui que ce soit pour un morceau de chocolat? J’ai souvent dit : » bon là, il me faut du chocolat maintenant », telle une femme enceinte qui a une envie irrépressible de manger un aliment en particulier, mais je n’ai jamais arraché la tête de personne.
Ai-je l’air si enragée lorsqu’il s’agit de chocolat? Suis-je un spécimen rare? Qu’on me rassure!

#1 par Christine à septembre 17, 2009
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Oh non! Tu es tout à fait normal. C’est le magnesium. On sait que les femmes ont besoin de beaucoup de magnesium
#2 par Christine à septembre 17, 2009
Citation
D’aileurs une chanteuse française a cartonné il y a quelques temps avec sa chanson « la femme chocolat »: http://www.youtube.com/watch?v=MUBwXuWeR_s&feature=PlayList&p=72BD27B592D3AFCA&playnext=1&playnext_from=PL&index=23
#3 par Emilie à septembre 19, 2009
Citation
Oui, Olivia Ruiz. J’adore cette chanson! J’en parlerai sûrement un de ces quatre quand j’aborderai le sujet des femmes et du chocolat…